L’interdiction de stade
Cet article traite de la mesure de l’interdiction de stade relative à la loi sur la sécurité des manifestations sportives, dite loi Alliot Marie (1993). Dans cet article, il s’agit d’appréhender l’interdiction de stade comme un moment de rupture dans la carrière que le supporter de football ultra mè...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/sejed, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Sociétés et jeunesses en difficulté
2014
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article traite de la mesure de l’interdiction de stade relative à la loi sur la sécurité des manifestations sportives, dite loi Alliot Marie (1993). Dans cet article, il s’agit d’appréhender l’interdiction de stade comme un moment de rupture dans la carrière que le supporter de football ultra mène au sein d’un groupe. De quelle manière cet événement l’amène t-il à reconsidérer son engagement, ses appartenances et son identité ? Cet article propose de travailler la façon dont l’État régule les pratiques des supporters ultras, en sanctionnant certaines de leurs activités (utilisation d’engins pyrotechniques, envahissements de terrain, violences). Comment les supporters vivent-ils cette sanction ? Quelles sont les différentes conséquences sur leur carrière ? Quel est le quotidien des supporters interdits de stade ? Comment cette sanction est-elle vécue collectivement, à l’échelle du groupe et du monde social des ultras ? Cet article souhaite montrer la façon dont, au sein de ce monde, les ultras IDS constituent un micro-monde particulier, se formalisant autour d’une identité spécifique, étiquetée déviante. L’interdiction de stade des supporters ultras, et la manière dont ils la vivent, est analysée ici à partir de données ethnographiques issues d’un travail de terrain réalisé principalement par observation participante et par entretiens semi-directifs auprès de supporters ultras en France. |
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