Enfants abandonnés ou orphelins sociaux ? Évolution de la politique sociale dans la Russie de la perestroïka et post-communiste (1989-2004)

Par suite du démantèlement du système de protection sociale socialiste causé par l’effondrement du régime communiste en Russie, un nombre très important d’enfants s'est trouvé sans abri, à la rue et sans éducation. Selon les chiffres officiels, trois à cinq millions d’enfants sont ainsi à l’aba...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/sejed,
第一著者: Caroli, Dorena
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Sociétés et jeunesses en difficulté 2014
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Par suite du démantèlement du système de protection sociale socialiste causé par l’effondrement du régime communiste en Russie, un nombre très important d’enfants s'est trouvé sans abri, à la rue et sans éducation. Selon les chiffres officiels, trois à cinq millions d’enfants sont ainsi à l’abandon, dont seulement 700 000 sont des orphelins et enfants de parents déchus de l’autorité parentale. Les autres sont des enfants négligés par leurs parents ou risquant de se retrouver dans des conditions de vie dangereuses, dépourvus de protection et d’éducation.Cet article analyse les mesures de prévention de l’abandon introduites dans la période 1989-2004 par le ministère du Travail et du Développement social, principale institution en charge des programmes concernant l'enfance. Il analyse d'abord les mesures adoptées par le gouvernement, notamment la loi de 1999 sur la prévention de l’abandon et de la délinquance juvénile (création d'établissements de prise en charge et de nouveaux services); ensuite les mesures adoptées visant à placer les enfants abandonnés dans des familles d'accueil; puis l’institution d’un délégué des droits des enfants dans plusieurs villes de Russie. Enfin, il s’intéresse à l’attitude des enfants face à la vie en orphelinat et à leurs chances de réinsertion, telles que révélées par différentes enquêtes sociologiques. Cet ensemble de mesures permet à l’auteur de montrer aussi bien les aspects contradictoires de la politique sociale de la transition que ses coûts sociaux, payés surtout par la nouvelle génération qui risque d'être condamnée à une exclusion sociale sans issue.