« Remobiliser » les jeunes par le collectif : transformations individuelles et résistances dans un dispositif d’insertion par les arts
Basé sur une enquête ethnographique en Suisse romande, cet article s’intéresse au « travail sur soi » auquel des jeunes dits « sans qualification » sont enjoints d’effectuer en participant à un dispositif d’insertion qui utilise les arts pour les « remobiliser ». Privilégiant une approche dispositio...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sejed, |
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| Autori principali: | , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Sociétés et jeunesses en difficulté
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Basé sur une enquête ethnographique en Suisse romande, cet article s’intéresse au « travail sur soi » auquel des jeunes dits « sans qualification » sont enjoints d’effectuer en participant à un dispositif d’insertion qui utilise les arts pour les « remobiliser ». Privilégiant une approche dispositionnaliste, il montre les mécanismes de recrutement des participants ainsi que les modalités de socialisation concrètes qui rendent possible l’intériorisation de dispositions spécifiques. Les dynamiques collectives au sein des groupes de pairs, fonctionnant comme espaces de socialisation horizontale, y jouent un rôle visible pour les jeunes les plus prédisposés à la pratique théâtrale, venant renforcer l’effet de la socialisation de transformation par l’institution. Cependant, malgré sa volonté de favoriser la participation de tous aux créations artistiques, selon une logique opposée à la socialisation scolaire classante et avec une moindre pression à atteindre des sorties positives, le dispositif engendre des résistances chez certains jeunes. Celles-ci méritent d’être analysées à l’aune de leurs faibles ressources institutionnelles et appétences théâtrales, et comme le produit de processus liés au vieillissement social qui affectent la jeunesse dans sa transition vers l’âge adulte. Elles révèlent in fine le risque inhérent aux dispositifs d’insertion de s’écarter des publics ciblés initialement. |
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