Des prisons (pas) comme les autres : l’incarcération des mineur·es, entre « prison » et « garderie »
À partir de données recueillies au Québec, et mises en regard avec les connaissances existantes sur le cas français, cet article pose la question des spécificités de l’incarcération des mineur·es et des contraintes qu’elle impose aux jeunes détenu·es. Comme en France, mais sous une forme spécifique...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/sejed, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Sociétés et jeunesses en difficulté
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À partir de données recueillies au Québec, et mises en regard avec les connaissances existantes sur le cas français, cet article pose la question des spécificités de l’incarcération des mineur·es et des contraintes qu’elle impose aux jeunes détenu·es. Comme en France, mais sous une forme spécifique dans le contexte québécois, l’incarcération des mineur·es est prise dans un régime de double contrainte : aux contraintes carcérales (« la prison »), qui privent de liberté, pèsent sur les mouvements et mettent à l’épreuve l’intimité, s’articulent les contraintes de la réadaptation (« la garderie »), imposant aux jeunes des formes de travail sur soi conçues pour leur propre bien. Dans les deux pays, le récit que font les jeunes de cette double contrainte est marqué par le croisement de rapports sociaux d’âge et de genre : si l’enfermement carcéral est une affaire d’hommes (adultes ou presque), la réhabilitation tend à renvoyer les jeunes à leur statut d’enfant. |
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