L'urgence au sein de la justice des mineurs : un exemple de la dé-temporalisation de l'intervention sociale
L'article traite de la temporalité des pratiques judiciaires, au regard d’une tendance générale au rétrécissement des horizons temporels et à la dé-temporalisation, entendue comme difficulté à envisager l’action présente au regard du passé et en fonction de l’avenir. Le temps éducatif de la ju...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/sejed, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Sociétés et jeunesses en difficulté
2006
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L'article traite de la temporalité des pratiques judiciaires, au regard d’une tendance générale au rétrécissement des horizons temporels et à la dé-temporalisation, entendue comme difficulté à envisager l’action présente au regard du passé et en fonction de l’avenir. Le temps éducatif de la justice des mineurs, spécifique, s’inscrit dans la durée : les juges des enfants tablent sur un temps long, pour accompagner les jeunes, un temps réversible et modulable, afin d’adapter leur intervention en fonction de l’évolution familiale. Une enquête menée en France sur les placements d’enfants décidés en urgence permet de confirmer l’effritement des conceptions éducatives de la justice des mineurs et le retour au légalisme des juges des enfants. Pour anticiper les risques encourus par les mineurs en danger, dans un contexte sociopolitique où l’action dans le temps présent est valorisée au détriment de la mise en perspective temporelle, l’auteur montre l’institutionnalisation des procédures d’urgence judiciaire, qui entérine le renoncement au temps éducatif. |
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