Le soutien à la parentalité : entre émancipation et contrôle

L’aide à la fonction parentale s’est structurée à partir de la fin des années 1980 autour des réseaux administratifs ayant en charge la gestion de « l’opération pouponnières » et elle constitue aujourd’hui une catégorie de l’action des pouvoirs publics. Pour autant, elle ne renvoie pas à un référent...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/sejed,
Yazar: Pioli, David
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Sociétés et jeunesses en difficulté 2006
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:L’aide à la fonction parentale s’est structurée à partir de la fin des années 1980 autour des réseaux administratifs ayant en charge la gestion de « l’opération pouponnières » et elle constitue aujourd’hui une catégorie de l’action des pouvoirs publics. Pour autant, elle ne renvoie pas à un référentiel univoque car elle est traversée par deux logiques contradictoires. Dans un cas, il s’agit de valoriser les compétences des parents, même lorsque ceux-ci sont « défaillants », afin qu’ils puissent effectivement assurer leurs droits et obligations. L’aide à la fonction parentale est ainsi mobilisée dans le cadre de projets visant à construire autour de l’enfant et de ses besoins une harmonie dont chacun pourrait tirer profit en terme de sécurité et d’épanouissement. Dans le second cas, le soutien à la fonction parentale est rattaché à une conception disciplinaire de l’action publique qui se nourrit de la problématique de l’insécurité, et qui repose sur la menace et la répression. L’action sur la parentalité est un moyen de sécurité publique et la prévention vise alors moins la sécurité de l’enfant que celle des tiers. Entre l’émancipation et le contrôle, nous observons ainsi deux manières opposées de concevoir les rapports entre la sphère du privé et celle du public, mais une même focalisation sur l’enfant que traduit l’affirmation répétée de l’ordre familial comme composante de l’ordre social global.