Le métier de pornographe : rhétorique, contrôle et savoirs d’un groupe professionnel discrédité
L’article porte sur les mécanismes de professionnalisation de la pornographie hétérosexuelle en France depuis 1975. Si la pornographie est une activité discréditée par l’État, sans formation instituée, les pornographes développent une rhétorique professionnelle par laquelle ils se constituent en ent...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Sociologie du travail
2018
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’article porte sur les mécanismes de professionnalisation de la pornographie hétérosexuelle en France depuis 1975. Si la pornographie est une activité discréditée par l’État, sans formation instituée, les pornographes développent une rhétorique professionnelle par laquelle ils se constituent en entrepreneurs des fantasmes, revendiquent une expertise sexuelle et contrôlent l’exercice d’une profession masculine et hétérosexuelle. Si les pornographes présentent les frontières des identités sexuelles et sexuées comme naturelles, l’article montre que la professionnalisation de la pornographie repose sur une répartition différentielle des savoirs qui institue une division sexuée du travail professionnel. La professionnalisation de la sexualité n’engage pas seulement un travail de légitimation qui permet d’en faire la matière de l’activité pornographique, mais une appropriation masculine des savoirs et des savoir‑faire sexuels. Le métier de pornographe ne se définit pas seulement par la mise en image des fantasmes des consommateurs, mais par la maîtrise masculine de la sexualité féminine. |
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