Organiser syndicalement le territoire ? Les Unions interprofessionnelles de base CFDT, 1964-1978
Les Unions interprofessionnelles de base (UIB) constituent, en France, une forme inédite de l’organisation syndicale au sein de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) des « années 68 ». Les UIB se singularisent d’abord par leur composition sociale, accueillant des salarié·es des e...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Sociologie du travail
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les Unions interprofessionnelles de base (UIB) constituent, en France, une forme inédite de l’organisation syndicale au sein de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) des « années 68 ». Les UIB se singularisent d’abord par leur composition sociale, accueillant des salarié·es des entreprises des territoires concernés, mais aussi des habitant·es, ainsi que des chômeur·euses. En se présentant comme des structures de médiation entre les intérêts des différentes fractions des classes populaires à l’échelle locale, ces structures élaborent des revendications syndicales qui dépassent la sphère professionnelle. Cet article propose une socio-histoire des UIB, en s’intéressant à la construction de ces structures dans la mesure où leur activité permet de comprendre le travail de médiation nécessaire à l’articulation des intérêts des différentes acteurs impliqués dans l’action environnementale du syndicalisme. La première partie de ce texte revient sur les conditions de refondation de structures territoriales interprofessionnelles au cours des années 1960 dans le Rhône, jusqu’à la fondation des premières UIB. La composition socio-professionnelle de ces structures est ensuite présentée pour éclairer les conditions d’émergence de fronts de lutte relativement inédits pour des organisations syndicales. Enfin, nous reviendrons sur la difficulté que rencontrent les militant·es pour légitimer leurs structures au sein de la confédération, jusqu’à la remise en cause de ces UIB. |
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