Le travail en chambre mortuaire : invisibilité et gestion en huis clos
Comment la société gère-t-elle ses morts ? Souvent situées au fond des hôpitaux, délaissées des soignants comme des directions d’établissement, marginalisées, voire stigmatisées, les chambres mortuaires reçoivent pourtant près d’un défunt sur deux, représentant ainsi l’un des principaux lieux d’accu...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Sociologie du travail
2018
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Comment la société gère-t-elle ses morts ? Souvent situées au fond des hôpitaux, délaissées des soignants comme des directions d’établissement, marginalisées, voire stigmatisées, les chambres mortuaires reçoivent pourtant près d’un défunt sur deux, représentant ainsi l’un des principaux lieux d’accueil de la mort en France. Agents hospitaliers, thanatopracteurs, employés des pompes funèbres, représentants religieux, etc. : toute une microsociété se déploie là, à la frontière du monde médical et du monde funéraire. On y découvre un univers paradoxal, aux hiérarchies bousculées. À partir d’une étude ethnographique, cet article décrit les processus de prise en charge des corps au sein des chambres mortuaires. En mettant l’accent sur les séries de collaborations qui forment la trame du traitement des défunts, il s’interroge sur le rôle de chacun et sur la portée de ce travail collectif. |
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