Face à la « raison technique » : le travail de la preuve des avocat·es en santé environnementale
En s’appuyant sur l’étude d’un contentieux intenté par des riverain·es contre des usines voisines accusées d’être la cause des troubles dont iels souffrent, cet article explore l’activité probatoire des avocat·es investi·es dans des controverses de santé environnementale. En étudiant ce qui se joue...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Sociologie du travail
2026
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | En s’appuyant sur l’étude d’un contentieux intenté par des riverain·es contre des usines voisines accusées d’être la cause des troubles dont iels souffrent, cet article explore l’activité probatoire des avocat·es investi·es dans des controverses de santé environnementale. En étudiant ce qui se joue au cabinet, dans les écritures et à l’audience, on articule le travail matériel et discursif qu’iels réalisent pour faire exister les contaminations au tribunal. Cette contribution montre que les techniques de mobilisation du droit de l’environnement participent à normaliser les débordements industriels, et à entériner au tribunal la gestion négociée des pollutions. De même, les routines d’administration de la preuve scientifique contraignent l’admission de savoirs produits hors d’un cadre institutionnel ou judiciaire. Certain·es avocat·es, engagé·es auprès des victimes, tentent cependant d’assouplir ou de contourner l’épreuve de la preuve du lien de causalité. |
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