Quel travail mérite chômage ? L’activation des chômeuses à l’aune des rapports sociaux de classe et de race
À partir d’une enquête ethnographique dans un quartier populaire francilien, je m’intéresse aux relations qu’entretiennent des femmes, chômeuses et « inactives », avec Pôle emploi ainsi qu’avec d’autres institutions du champ de l’insertion. Plus précisément, je cherche à établir dans quelle mesure c...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Sociologie du travail
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À partir d’une enquête ethnographique dans un quartier populaire francilien, je m’intéresse aux relations qu’entretiennent des femmes, chômeuses et « inactives », avec Pôle emploi ainsi qu’avec d’autres institutions du champ de l’insertion. Plus précisément, je cherche à établir dans quelle mesure ces femmes sont exposées à la norme de « l’emploi à tout prix » qui guide les politiques de gestion du chômage depuis les années 1990. Cette recherche s’inscrit dans la continuité des travaux en sociologie du chômage tout en entendant renouveler ces approches, qui ont peu intégré à leurs analyses la question de l’imbrication des rapports sociaux. L’enquête montre que ces femmes des classes populaires, souvent immigrées, mères dans des familles hétérosexuelles, ne font pas principalement face, dans leurs relations avec différentes institutions de l’État social, à des injonctions à l’emploi. Leur accès au statut de « demandeuse d’emploi » ou même de « chômeuse » est entravé de multiples manières. En revanche, elles sont particulièrement exposées à divers processus de gratuisation de leur travail. Finalement, il apparaît que la gestion du chômage en France est non seulement socialement différenciée mais également genrée et racialisée. |
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