Quand la frontière est menacée. Recomposition des juridictions et de la hiérarchie à l’école maternelle
Depuis une vingtaine d’années, les agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles (ATSEM) sont entrées en classe pour aider les enseignantes de maternelle dans leur travail pédagogique. Cette participation à la conduite d’ateliers a jeté un trouble dans la hiérarchie professionnelle, qui...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Sociologie du travail
2024
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Depuis une vingtaine d’années, les agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles (ATSEM) sont entrées en classe pour aider les enseignantes de maternelle dans leur travail pédagogique. Cette participation à la conduite d’ateliers a jeté un trouble dans la hiérarchie professionnelle, qui correspondait jusque-là à la hiérarchie sociale et à la division du travail. Les ATSEM, travailleuses issues des classes populaires et peu diplômées, étaient subordonnées dans l’école et cantonnées au travail d’entretien et de gestion des « souillures ». Ce nouveau compromis juridictionnel pousse les enseignantes à réaffirmer leur position dominante par un travail rhétorique de démarcation et par la délégation du « sale boulot » pédagogique. Pour les ATSEM, cette participation au travail pédagogique permet une revalorisation symbolique de leur position et un apprentissage sur le tas du travail pédagogique. À travers le cas de la transformation de la division du travail à l’école maternelle, cette contribution met en lumière la permanence des rapports de classe et de domination malgré les injonctions croissantes au travail collaboratif ou partenarial. |
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