L’appréhension sensible des corps morts à l’épreuve des techniques d’imagerie post-mortem

L’intégration, depuis une vingtaine d’années, des techniques d’imagerie post-mortem au sein du dispositif d’investigation met en tension l’activité sensorielle des médecins légistes. Sur la base d’une ethnographie menée dans un institut de médecine légale en Suisse, cet article porte sur le travail...

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Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Κύριοι συγγραφείς: Schnegg, Céline, Rey, Séverine, Dominguez, Alejandro
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Sociologie du travail 2023
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:L’intégration, depuis une vingtaine d’années, des techniques d’imagerie post-mortem au sein du dispositif d’investigation met en tension l’activité sensorielle des médecins légistes. Sur la base d’une ethnographie menée dans un institut de médecine légale en Suisse, cet article porte sur le travail perceptuel, relevant d’un assemblage sensoriel et technique, mis en œuvre par les légistes durant les différentes séquences qui composent l’examen d’un cadavre. Pour mener à bien leur enquête sur un corps, ces expert·es lui font subir une série d’épreuves mettant en jeu des dimensions cognitives, matérielles et phénoménologiques afin de le faire parler et de se prononcer sur une cause de décès. L’article étudie en particulier les différentes combinaisons technico-sensorielles, plus ou moins harmonieuses ou conflictuelles, entre les perceptions des légistes, issues du contact direct avec le corps et ses organes en salle d’autopsie, et les interprétations radiologiques. Dans le cadre de ces combinaisons, les légistes établissent une distinction entre l’imagerie qui permet de voir, et l’autopsie qui permet d’attester, accordant ainsi à cette épreuve dite sensible un pouvoir de démonstration supérieur.