La valeur des sens dans le métier d’opérateur en raffinerie de pétrole

Le métier d’opérateur en raffinerie de pétrole suppose toujours aujourd’hui d’employer ses sens au travail, mais ces compétences sont peu valorisées en tant que telles au sein des organisations. Toutefois, elles sont bien plus sophistiquées que ne le laisse présager leur fiche de poste. À partir d’u...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Prif Awdur: Rémy, Edwige
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Sociologie du travail 2023
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Le métier d’opérateur en raffinerie de pétrole suppose toujours aujourd’hui d’employer ses sens au travail, mais ces compétences sont peu valorisées en tant que telles au sein des organisations. Toutefois, elles sont bien plus sophistiquées que ne le laisse présager leur fiche de poste. À partir d’une ethnographie de la formation d’opérateurs débutants dans un groupe pétrolier, cet article montre comment d’anciens professionnels du secteur — devenus formateurs — et des apprentis — qui découvrent le métier — parlent de leurs sens au travail. Partant de leur propre expérience professionnelle passée au sein des unités de production, les formateurs révèlent en formation l’étendue et la finesse des compétences sensorielles utiles au poste d’opérateur. Une véritable économie sensorielle propre à la profession se dégage lors des sessions, supposant de la part des débutants de développer intentionnellement et méthodiquement le recours à trois de leurs principaux sens : la vue, l’ouïe et le toucher. Cependant, la découverte du milieu technique des usines met à l’épreuve les sens des nouveaux opérateurs. Leur acculturation sensorielle aux espaces de production, largement passée sous silence pendant leur apprentissage, met à mal le développement des compétences valorisées en formation.