Retour à Chicago. Généalogies de la sociologie des avocats (et de leur politisation)

Cet article vise à mettre en évidence un chaînon négligé de la sociologie de la profession d’avocat, en portant attention à plusieurs monographies réalisées sous l’influence de l’approche des activités professionnelles prônée par Everett Hughes. En insistant sur la fragmentation du groupe des avocat...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Autor principal: Israël, Liora
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Sociologie du travail 2023
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Cet article vise à mettre en évidence un chaînon négligé de la sociologie de la profession d’avocat, en portant attention à plusieurs monographies réalisées sous l’influence de l’approche des activités professionnelles prônée par Everett Hughes. En insistant sur la fragmentation du groupe des avocats, sur les activités diversifiées qui étaient les leurs, et sur les contingences de la pratique dans le Chicago des années 1950, une première série de travaux a participé d’un désenclavement de l’étude de ces professionnels tout autant que d’un apport de la sociologie de Chicago au mouvement Law and Society naissant. Dans un second temps, cet héritage a contribué non seulement à nourrir de nouvelles pratiques militantes du droit, comme l’illustre la trajectoire de Jerome Carlin, mais aussi à mieux comprendre les trajectoires sociales des praticiens engagés du droit dans les années 1960 et 1970 aux États-Unis. D’une grande richesse, à la fois du point de vue d’une sociologie des activités professionnelles et en termes de sociologie du droit, ces travaux suggèrent aussi l’intérêt que de telles approches transversales de la profession pourraient avoir aujourd’hui, notamment dans le cas français.