Le salaire de la sueur : un éclairage socio-historique sur la lutte anti-sweatshop
Cet article se propose d'éclairer l'essor actuel d'un mouvement pour la « responsabilité sociale des entreprises » à la lumière d'une analyse socio-historique de la lutte anti-sweatshop. Nous nous attachons à montrer que la démarche consistant à imputer à la tête d'une chaîn...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Sociologie du travail
2018
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d'éclairer l'essor actuel d'un mouvement pour la « responsabilité sociale des entreprises » à la lumière d'une analyse socio-historique de la lutte anti-sweatshop. Nous nous attachons à montrer que la démarche consistant à imputer à la tête d'une chaîne de sous-traitance la responsabilité d'assurer le bien-être de ceux qui en constituent les derniers maillons n'est pas contemporaine de l'internationalisation des échanges et du problème des équilibres Nord-Sud. Dès le sweating system du XIXe siècle, les défenseurs des travailleurs avaient pointé du doigt la responsabilité de ceux qui, sans exercer une contrainte directe sur la main d'œuvre, tiraient néanmoins profit de son exploitation. Mais l'analyse historique met aussi en exergue que, si le problème des médiocres conditions de travail a pu, dans d'autres contextes, trouver des solutions qui permettaient de se passer (partiellement au moins) de la responsabilisation des commettants, la lutte anti-sweatshop dans le cadre des échanges mondialisés se caractérise par un recours quasi-exclusif à l'exercice d'une pression sur les donneurs d'ordre. |
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