De la sociologie du travail appliquée à l’opération chirurgicale : ou comment faire disparaître la personne du patient ?

Ce texte nous offre une lecture à la fois critique et complémentaire d’un article de J. Peneff s’intitulant « le travail du chirurgien : les opérations à cœur ouvert » publié précédemment par la revue (n° 3/97). Les auteurs remettent en question le fondement même du raisonnement de J. Peneff qui ass...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Główni autorzy: Callon, Michel, Rabeharisoa, Vololona
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Sociologie du travail 2021
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Ce texte nous offre une lecture à la fois critique et complémentaire d’un article de J. Peneff s’intitulant « le travail du chirurgien : les opérations à cœur ouvert » publié précédemment par la revue (n° 3/97). Les auteurs remettent en question le fondement même du raisonnement de J. Peneff qui assimile par trop l’intervention chirurgicale au travail ouvrier et ignore de ce fait la personne humaine qui subit l’intervention. Pour étayer l’argumentation, les travaux de Hirschauer sont mis à profit. En effet, l’apport de ce dernier est d’insister largement sur la tension entre les forces qui visent à assurer la survie du patient et celles qui agissent sur le corps pour le réparer. Toutefois l’analyse d’Hirschauer s’avère également insuffisante dans la mesure où elle ne prend guère en compte le travail préopératoire et postopératoire, alors que J. Peneff envisage, lui, l’ensemble du processus. Pour les auteurs, l’analyse en étendant le point de vue de Hirschauer doit porter sur la « reconfiguration » des corps et des personnes pendant l’opération chirurgicale ; mais ce travail de « reconfiguration » commence avant même l’opération et se poursuit après l’opération.