Quand les normes de pratiques deviennent une ressource pour les médecins
La thèse développée dans cet article questionne l’idée reçue selon laquelle la normalisation des pratiques médicales est un phénomène allant contre l’intérêt des médecins. Dans le domaine de la cancérologie, les représentants du corps médical tiennent une place prépondérante dans l’initiation de la...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Huvudupphovsmän: | , |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Sociologie du travail
2020
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | La thèse développée dans cet article questionne l’idée reçue selon laquelle la normalisation des pratiques médicales est un phénomène allant contre l’intérêt des médecins. Dans le domaine de la cancérologie, les représentants du corps médical tiennent une place prépondérante dans l’initiation de la démarche et les normes de pratique représentent pour eux des ressources dans l’exercice de leur activité. Premièrement, ces règles sont une aide à la décision et un outil pour accroître leur légitimité vis-à-vis de l’extérieur. Deuxièmement, elles sont peu précises ; en conséquence, les médecins peuvent les adapter, se les approprier et apprendre éventuellement à y voir des avantages qu’ils n’avaient pas perçus au premier abord. Cette possibilité de mise en forme locale des règles et les mécanismes d’apprentissage qu’elles autorisent sont, pour les auteurs, une des raisons fondamentales qui expliquent que les médecins les acceptent. |
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