Production, convention et pouvoir : la construction du son des orchestres de musique ancienne

L’objet de l’article est de rendre compte des mécanismes qui concourent à la production du son d’un orchestre de musique ancienne, et de faire ainsi retour sur la notion de convention telle qu’elle est développée par Howard Becker. Le son de l’orchestre dépend de principes incorporés dans les choses...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Glavni autor: François, Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Sociologie du travail 2020
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:L’objet de l’article est de rendre compte des mécanismes qui concourent à la production du son d’un orchestre de musique ancienne, et de faire ainsi retour sur la notion de convention telle qu’elle est développée par Howard Becker. Le son de l’orchestre dépend de principes incorporés dans les choses (les instruments de musique, les partitions) et dans les corps (les techniques du corps mobilisées par les musiciens). Le partage de principes d’interprétations acquis en amont de la situation de travail ne suffit cependant pas à assurer la coordination in situ des musiciens, lors du travail collectif de l’orchestre. Les observations réalisées montrent ainsi que les interactions de face à face pendant le travail de l’orchestre constituent un facteur décisif pour la coordination des actions des musiciens. Le rôle reconnu aux interactions de face à face permet par ailleurs de souligner la prégnance des rapports de pouvoir, omniprésents et en perpétuelle recomposition, dans les situations de production.