Écrire l’événement : le travail agricole mis en mémoire
Les écrits du travail peuvent être considérés comme des ressources cognitives pour l’action, particulièrement lorsque les manières d’agir ne peuvent être complètement spécifiées a priori. Pour soutenir ce point de vue, l’article propose une lecture pragmatique des interactions écriture–cognition dan...
সংরক্ষণ করুন:
| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
|---|---|
| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Sociologie du travail
2020
|
| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Les écrits du travail peuvent être considérés comme des ressources cognitives pour l’action, particulièrement lorsque les manières d’agir ne peuvent être complètement spécifiées a priori. Pour soutenir ce point de vue, l’article propose une lecture pragmatique des interactions écriture–cognition dans le domaine agricole, sachant que la tenue d’agendas y est une pratique répandue, bien que peu étudiée. Après avoir montré la diversité des informations prises en note quotidiennement par des agriculteurs (écritures à dominante technique, économique, historique), l’auteur décrit les fonctions remplies par la mémoire événementielle du travail dans la conduite des cultures : comment celle-ci permet de tenir le fil de l’activité, de délibérer sur ce qu’il convient de faire et à quel moment. L’étude fine des usages de l’agenda permet d’identifier les différentes prises dont les scripteurs disposent dans la gestion de leur activité : tantôt l’écrit soutient la codification des opérations de travail, tantôt leur planification et évaluation, tantôt encore leur routinisation. De façon générale, il contribue à stabiliser l’environnement de travail de l’agriculteur, particulièrement éclaté en divers lieux et diverses temporalités. |
|---|