Le contrôle du travail par les ouvriers : analyses à partir d’observations participantes
La sociologie et l’anthropologie du travail ont depuis longtemps mis en lumière l’existence d’un contrôle ouvrier sur le déroulement du travail, y compris dans les contextes de forte prescription. La thèse de cet article est que le contrôle du travail est en fait l’un des aspects d’un contrôle ou d’...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Sociologie du travail
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La sociologie et l’anthropologie du travail ont depuis longtemps mis en lumière l’existence d’un contrôle ouvrier sur le déroulement du travail, y compris dans les contextes de forte prescription. La thèse de cet article est que le contrôle du travail est en fait l’un des aspects d’un contrôle ou d’une gestion de l’insertion dans l’organisation collective. Les ouvriers s’efforcent de gérer une participation à une entreprise toujours collective (bien qu’à des degrés divers) afin de rendre gratifiante ou tout au moins supportable l’activité. Cela passe au moins par trois types d’interventions liées à des intérêts pratiques : la gestion de la relation avec les collègues ; la gestion de l’exécution des tâches et du déroulement de l’activité ; la gestion des relations avec la hiérarchie. La recherche, basée sur différentes enquêtes par observation participante, privilégie le point de vue et les objectifs des acteurs, et elle examine comment les ouvriers s’efforcent d’agir de façon à faciliter leur activité à court ou à moyen terme. Il apparaît que ces efforts vont parfois dans le sens attendu par la hiérarchie, mais ils constituent aussi à certaines occasions une forme de rébellion. |
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