Les usages nationaux d’une science « globale » : la diffusion de nouveaux paradigmes économiques comme stratégie hégémonique et enjeu domestique dans les champs nationaux de reproduction des élites d’État
Cet article analyse la production et la diffusion internationale des savoirs d’État, comme l’économie, d’un triple point de vue : les stratégies hégémoniques de la guerre froide, les rivalités professionnelles entre juristes et économistes dans les champs nationaux du pouvoir d’État et l’internation...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Prif Awduron: | , |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Sociologie du travail
2019
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article analyse la production et la diffusion internationale des savoirs d’État, comme l’économie, d’un triple point de vue : les stratégies hégémoniques de la guerre froide, les rivalités professionnelles entre juristes et économistes dans les champs nationaux du pouvoir d’État et l’internationalisation des filières savantes de reproduction des élites nationales. Afin de comprendre les obstacles qui ont freiné la pénétration du paradigme néolibéral en Asie, il revient d’abord sur la genèse autoritaire de ces nouveaux champs de savoir économique, en tant qu’instrument des politiques de développement mis en place par les dictatures de la guerre froide, comme celles de Suharto en Indonésie et de Marcos aux Philippines. Dans un deuxième temps, en s’appuyant sur les exemples de l’Inde et de la Corée du Sud, il analyse l’institutionnalisation et la consolidation de ces nouveaux champs professionnels sur la base d’une division internationale du travail scientifique, dans laquelle les grands campus nord américains dominent la production théorique et les filières de reproduction des élites périphériques. |
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