Nez à nez avec des nuisances odorantes. L’apprentissage de la cohabitation spatiale
Par la mise en place des « réseaux de nez », des citoyens concernés se montrent capables de dépasser la simple dénonciation de nuisances odorantes au voisinage d’une papeterie. Cette étude de cas, réalisée en France, vise donc à comprendre le processus qui conduit à créer des compatibilités entre le...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Sociologie du travail
2019
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Par la mise en place des « réseaux de nez », des citoyens concernés se montrent capables de dépasser la simple dénonciation de nuisances odorantes au voisinage d’une papeterie. Cette étude de cas, réalisée en France, vise donc à comprendre le processus qui conduit à créer des compatibilités entre le développement industriel et la vie en société par la limitation négociée de ces nuisances. Face à l’attitude « nimbyiste », l’enjeu, ici, est radicalement différent puisque les habitants ne s’opposent pas à la venue d’une nouvelle source de nuisance dans leur environnement mais tentent de coexister avec un problème « déjà là ». Les riverains deviennent ainsi des nez experts à qui est reconnu le droit de faire preuve, non plus par le droit et les plaintes mais par un savoir partagé, créateur de compatibilité entre les droits et les devoirs de chaque partie prenante à cohabiter — du moins temporairement — sur un même espace. |
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