Genre, classe et collectif de travail dans le low cost du bricolage

Le low cost comme modèle économique transforme l’organisation du travail dans la distribution de matériel de bricolage : les effectifs sont réduits grâce à une polyvalence élargie conduisant à des situations d’intensification du travail, prises en charge par des vendeuses et des vendeurs issus de cl...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Yazar: Gardes, Cyrine
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Sociologie du travail 2019
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Le low cost comme modèle économique transforme l’organisation du travail dans la distribution de matériel de bricolage : les effectifs sont réduits grâce à une polyvalence élargie conduisant à des situations d’intensification du travail, prises en charge par des vendeuses et des vendeurs issus de classes populaires, et en majorité hommes. Malgré une configuration peu propice au collectif de travail, les relations sociales subsistent et donnent lieu à des groupes ponctuels dont les membres sont liés par l’appartenance conjointe au genre masculin et aux classes populaires. Leur cohésion repose en outre sur l’assignation des quelques salariées présentes à une position inférieure. Les femmes ne sont pas pour autant absentes du collectif, mais leur place y est ambivalente : reléguées sur certains plans, elles y entrent pleinement lorsqu’il s’agit de se définir face à la hiérarchie et aux clients, de résister, de défendre une conception du métier ou de participer à certaines sociabilités. L’article montre qu’en situation de mixité, les collectifs sont segmentés par le genre, mais aussi par le statut d’emploi ou l’ancienneté ; ils sont multiformes et évoluent au gré des situations de travail.