La carrière des artistes et les transformations de la production musicale. Relations de travail et relation au travail dans le monde des musiques rap et électroniques
Cet article porte sur le monde constitué par les professionnels spécialisés dans les musiques rap et électroniques en France. Il décrit l’interaction entre ses pôles artistique et managérial, ainsi que la culture professionnelle des musiciens qui l’animent. L’auteur montre comment les caractéristiqu...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Sociologie du travail
2019
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Cet article porte sur le monde constitué par les professionnels spécialisés dans les musiques rap et électroniques en France. Il décrit l’interaction entre ses pôles artistique et managérial, ainsi que la culture professionnelle des musiciens qui l’animent. L’auteur montre comment les caractéristiques esthétiques et organisationnelles des genres musicaux concernés influencent la division du travail de production discographique. Le croisement des activités artistiques et managériales, qui marque les pratiques des musiciens, contribue notamment à fluidifier les réseaux professionnels. Le brouillage des rôles est particulièrement clair dans les labels discographiques que les artistes montent à partir de leurs « home studios ». On voit ainsi que les évolutions techniques qui ont touché les instruments de travail ont entraîné l’extension de l’investissement professionnel de l’artiste sur le terrain managérial et publicitaire. Mais ce sont aussi des motifs culturels qui expliquent cette extension : les cultures rap, électro, techno, etc. sont fondées sur une posture critique qui périme la figure du créateur fuyant l’ingénierie de la diffusion commerciale des œuvres. Les carrières des rappeurs et des « électronistes » se déploient au contraire à travers la participation (sous différentes casquettes) à des projets dont la diversité nourrit la qualité de leurs productions, formations et réputations. Multipliant les engagements professionnels à horizon court, censés leur permettre d’accroître la maîtrise de leurs profils, ils font aussi entendre des interrogations (notamment sur le lien qui attache l’individu aux collectifs qu’il traverse — et qui le traversent) pouvant être étendues à d’autres types de travailleurs, également plongés dans un monde professionnel « par projets ». |
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