Le marché a dit. Intermédiaires financiers et managers dans le secteur électrique

Cet article étudie le rôle des intermédiaires financiers dans le secteur électrique trop peu pris en compte par les travaux sur la libéralisation des réseaux techniques. L’argument soutenu est triple. Premièrement, malgré tous les arguments rationnels ces intermédiaires doivent être considérés comme...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Autor principal: Lorrain, Dominique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Sociologie du travail 2019
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article étudie le rôle des intermédiaires financiers dans le secteur électrique trop peu pris en compte par les travaux sur la libéralisation des réseaux techniques. L’argument soutenu est triple. Premièrement, malgré tous les arguments rationnels ces intermédiaires doivent être considérés comme des acteurs ordinaires avec leurs intérêts, leurs contraintes et leurs limites cognitives. Deuxièmement, ils ont joué un rôle considérable dans la transformation d’une industrie jusqu’alors très réglementée. Leur pouvoir tient essentiellement à une capacité d’influence sur la définition des « bonnes » politiques, sur la production des informations préalables à la décision ; il se matérialise par un pouvoir d’oligopole sur deux maillons essentiels : les grandes opérations sur les marchés financiers et la capacité de comparaison (des firmes, des secteurs et des pays) par traitement des informations. Troisièmement, si ce pouvoir est bien réel, il ne se traduit pas de manière mécanique mais reflète aussi les équilibres internes aux firmes, ce que montre le cas de Suez.