Régionalisation des transports collectifs : la fabrication d’une réforme « consensuelle »
Les transports collectifs constituent aujourd’hui l’une des principales compétences des régions. La régionalisation de ce domaine d’action, qui débute véritablement au début des années 1980, est ici analysée à travers les recompositions d’une configuration d’acteurs impliquant l’État, les collectivi...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Sociologie du travail
2019
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les transports collectifs constituent aujourd’hui l’une des principales compétences des régions. La régionalisation de ce domaine d’action, qui débute véritablement au début des années 1980, est ici analysée à travers les recompositions d’une configuration d’acteurs impliquant l’État, les collectivités locales et la SNCF. Ces recompositions s’accompagnent de la construction progressive d’un compromis entre deux logiques : une logique de relance des services ferroviaires de proximité et une logique de préservation des finances de l’État et de la SNCF. L’élaboration de ce compromis résulte du travail de médiation et des stratégies d’enrôlement d’une coalition de réformateurs principalement issus du champ politique et de la SNCF. Elle débouche sur l’établissement d’un consensus ambigu entre des acteurs (élus nationaux de gauche et de droite, dirigeants de la SNCF, élus régionaux et représentants des cheminots) ne partageant a priori ni les mêmes intérêts, ni la même conception de l’intérêt général. |
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