Encombrantes victimes. Pourquoi les maladies professionnelles restent-elles socialement invisibles en France ?

À l’exception des salariés souffrant de cancers liés à l’amiante, les victimes des accidents et maladies causés par le travail demeurent obstinément invisibles dans les débats politiques en France. Ce constat est d’autant plus étonnant que dans de nombreux autres secteurs de la société, les mobilisa...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Príomhchruthaitheoir: Jouzel, Jean-Noël
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: Sociologie du travail 2019
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:À l’exception des salariés souffrant de cancers liés à l’amiante, les victimes des accidents et maladies causés par le travail demeurent obstinément invisibles dans les débats politiques en France. Ce constat est d’autant plus étonnant que dans de nombreux autres secteurs de la société, les mobilisations de victimes de risques collectifs occupent une place de plus en plus centrale dans les arènes publiques et judiciaires. Cet article se propose d’éclairer les raisons de l’invisibilité des pathologies liées au travail en rendant compte des difficultés rencontrées par une association de victimes d’une substance toxique très fréquemment employée en milieu professionnel, les éthers de glycol. L’article montre que l’inscription de l’action de cette association dans le cadre d’une mobilisation syndicale plus large est porteuse de contradictions dont la résolution passe par la marginalisation des victimes dans l’action collective.