L’autonomie de la recherche scientifique en débats : évaluer l’« impact » social de la science ?

De nombreux travaux ont montré que les activités scientifiques sont, aujourd’hui plus qu’hier, sujettes à des demandes de justification de leur utilité sociale et économique. Rares sont cependant les enquêtes qui interrogent la façon dont ces injonctions à l’utilité prennent forme dans les dispositi...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
1. autor: Gozlan, Clémentine
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Sociologie du travail 2018
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:De nombreux travaux ont montré que les activités scientifiques sont, aujourd’hui plus qu’hier, sujettes à des demandes de justification de leur utilité sociale et économique. Rares sont cependant les enquêtes qui interrogent la façon dont ces injonctions à l’utilité prennent forme dans les dispositifs d’évaluation. Cet article propose d’éclairer la construction d’un critère évaluant les liens entre science et société à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), en France. Initialement intitulé « impact » de la recherche, ce critère a fait l’objet de controverses entre les membres de la profession académique qui l’ont forgé. Deux facteurs se complètent pour expliquer la polarisation du débat. L’influence disciplinaire oriente la critique ou la défense de l’« impact » comme critère d’évaluation scientifique, mais les effets de position dans l’AERES sont également centraux pour comprendre comment l’évaluation d’activités à la frontière de la science a pu être inscrite comme critère légitime d’évaluation de la recherche.