La construction sociale du “secteur” des services à la personne : une banalisation programmée ?

Les emplois familiaux et d’aide à domicile sont, depuis plusieurs décennies, considérés à l’aune de leurs perspectives de « gisement d’emplois ». Soutenus par le Plan de développement des services à la personne, les dispositifs publics se sont amplement renforcés depuis 2005, marquant à la fois une...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Autor principal: Jany-Catrice, Florence
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Sociologie du travail 2019
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les emplois familiaux et d’aide à domicile sont, depuis plusieurs décennies, considérés à l’aune de leurs perspectives de « gisement d’emplois ». Soutenus par le Plan de développement des services à la personne, les dispositifs publics se sont amplement renforcés depuis 2005, marquant à la fois une continuité et des ruptures par rapport aux politiques passées. Les ruptures relèvent d’une triple stratégie d’extension marchande revendiquée de la sphère sociale, d’homogénéisation du produit « service », mais aussi de banalisation des besoins et de l’acte de consommation de ces services. Mêlant enjeux sociaux et d’emploi, ces politiques conduisent à des réactions en ordre dispersé, d’une part, des acteurs historiques du champ, d’autre part, des salarié(es) en « bout de chaîne » sur lesquel(les) reposent les principales contradictions de cette politique systémique.