Les raisons de l’action collective : retour sur la mobilisation improbable des salariés d’hypermarchés
Le premier février 2008, les trois organisations syndicales Force ouvrière, la Confédération française démocratique du travail et la Confédération générale du travail appellent à la première journée nationale de grève dans la grande distribution. Le 2 février, le mouvement n’est pas reconduit nation...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Sociologie du travail
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le premier février 2008, les trois organisations syndicales Force ouvrière, la Confédération française démocratique du travail et la Confédération générale du travail appellent à la première journée nationale de grève dans la grande distribution. Le 2 février, le mouvement n’est pas reconduit nationalement, mais les salariés de l’hypermarché marseillais Hypermag Grand Large entament une grève de 16 jours pour demander une prime exceptionnelle de 250 euros, le passage des salariés en temps partiel contraint à temps complet et l’augmentation des tickets-restaurants de 3,05 à 5 euros. L’objectif de cet article est de rendre compte du temps – à ce moment-ci – et de l’espace – à cet endroit-là – de la mobilisation, en questionnant le couple conceptuel intérêt objectif/ressources disponibles, qui dans ses déclinaisons marxiste, puis bourdieusienne, d’une part, et utilitariste, d’autre part, tend à faire des mobilisations portées par des salariés précaires aux ressources limitées des mouvements pour le moins « improbables ». En redéfinissant la notion d’intérêt à l’action collective sur un terrain subjectif, il s’agit ici de mettre en évidence les processus matériels conduisant à l’élaboration du constat selon lequel « ce n’est pas juste », pour comprendre comment ce qui était perçu comme supportable finit par ne plus l’être. |
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