Travailleurs indépendants mais subalternes. Les rapports à l’indépendance des bûcherons non salariés
Cet article vise à rendre compte de la différenciation sociale des expériences de l’indépendance professionnelle à travers l’exemple d’une activité du bas du monde du travail, le bûcheronnage. Il s’agit d’examiner les significations, en termes de mobilité sociale, de passages à l’indépendance par un...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Sociologie du travail
2017
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Cet article vise à rendre compte de la différenciation sociale des expériences de l’indépendance professionnelle à travers l’exemple d’une activité du bas du monde du travail, le bûcheronnage. Il s’agit d’examiner les significations, en termes de mobilité sociale, de passages à l’indépendance par une activité proche du monde ouvrier. Deux modalités d’accès à l’indépendance sont mises en évidence, associées à des milieux sociaux différents, qui se distinguent par leur place dans les parcours professionnels : l’une, majoritaire, dans laquelle l’installation intervient après une expérience durable du travail ouvrier qu’elle permet de quitter ; l’autre dans laquelle elle est une manière, pour des individus plus dotés, d’éviter la subordination ouvrière dès l’entrée dans la vie active. Ces modalités d’accès à l’indépendance débouchent sur des rapports au travail différents une fois installé dans le métier. En particulier, elles sont associées à des capacités très inégales à tenir à distance le caractère subalterne de l’activité. L’article s’appuie principalement sur des entretiens réalisés durant une enquête de terrain au long cours sur l’emploi dans le secteur forestier. |
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