Entre « usage contrôlé », invisibilisation et externalisation. Le précariat étranger face au risque chimique en agriculture intensive

À partir des récits et parcours d’ouvriers marocains embauchés par le biais des contrats saisonniers de l’Office des migrations internationales (OMI), cet article montre comment le gouvernement du risque chimique en agriculture autorise la circulation de substances toxiques dans le milieu de travail...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Glavni avtor: Décosse, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Izdano: Sociologie du travail 2018
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Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Izvleček:À partir des récits et parcours d’ouvriers marocains embauchés par le biais des contrats saisonniers de l’Office des migrations internationales (OMI), cet article montre comment le gouvernement du risque chimique en agriculture autorise la circulation de substances toxiques dans le milieu de travail. En mettant en place un cadre réglementaire d’exposition, l’« usage contrôlé » des pesticides produit des contaminations « clandestines » et permet la non-prise en charge des affections contractées. Il s’agit alors de répondre à la question suivante : comment l’immigration saisonnière OMI organise-t-elle à la fois l’invisibilisation des expositions professionnelles aux pesticides et l’externalisation des pathologies ?