Surveiller par les bases de données : construction et gestion des faits de sécurité et de sûreté dans le milieu ferroviaire
Cet article explore la façon dont la SNCF utilise des bases de données dans sa politique de sécurité (prévention des accidents) et de sûreté (prévention de la délinquance). Le rapprochement entre ces deux types de risques — souvent étudiés séparément — permet de voir comment l’entreprise publique ra...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Sociologie du travail
2017
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article explore la façon dont la SNCF utilise des bases de données dans sa politique de sécurité (prévention des accidents) et de sûreté (prévention de la délinquance). Le rapprochement entre ces deux types de risques — souvent étudiés séparément — permet de voir comment l’entreprise publique rationalise sa lutte contre la délinquance. Pour ce faire, l’analyse compare deux bases de données (une en sécurité, l’autre en sûreté) à trois niveaux : la collecte des données, leur classification et leurs usages. Elle donne ainsi à voir comment l’outil statistique permet à l’entreprise de traiter la délinquance non plus comme une « incertitude », mais comme un « risque ». Cependant, l’homogénéisation nationale de la saisie tend à minorer la valeur instrumentale des données pour les acteurs locaux. L’article montre ainsi que la constitution et la mobilisation des bases de données dépendent en partie de l’historicité et de la spatialité du risque. |
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