Quelle place pour les flâneuses dans les banlieues françaises ?

Le flâneur est né avec les grandes villes de la modernité. Cette figure d’abord exclusivement masculine se féminise progressivement au long du xxe siècle en parallèle avec la conquête de l’espace urbain par les femmes. Pour devenir des flâneuses, les femmes doivent être en mesure de porter un regard...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/sds,
Prif Awdur: Horvath, Christina
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Sciences de la société 2019
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Le flâneur est né avec les grandes villes de la modernité. Cette figure d’abord exclusivement masculine se féminise progressivement au long du xxe siècle en parallèle avec la conquête de l’espace urbain par les femmes. Pour devenir des flâneuses, les femmes doivent être en mesure de porter un regard autonome sur la ville, de devenir des doubles de l’artiste et d’arpenter la ville en solitaire, tout en s’exposant au regard d’autrui et en se tenant prêtes à interagir avec l’inconnu. Si les conditions de la flânerie féminine ne sont pas toujours réunies en ville, elles le sont encore moins dans les anciennes banlieues ouvrières marquées par l’immigration du Maghreb et du Sahel. La flâneuse a-t-elle droit de cité dans ces quartiers sensibles où une plus forte domination masculine contraint les femmes à limiter leurs sorties et à adopter des rôles féminins plus traditionnels ? Cet article se propose d’analyser les déplacements de jeunes femmes d’origine maghrébine dans les romans de Faïza Guène, d’Habiba Mahany et de Cloé Korman afin d’explorer les limites de la mobilité féminine aujourd’hui dans les banlieues françaises telles qu’elles sont reflétées dans des « romans de banlieue » contemporains.