Marcher, traduire – New York dans l’œuvre de Paul Auster
Dans la littérature américaine, la marche à travers la ville constitue un nouveau mode d’expérience sensible, fondé sur une reconnaissance des menus matériaux de la vie quotidienne. Les écrivains descendent dans la rue et instaurent une coïncidence entre une écriture incertaine, tâtonnante et un mil...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/sds, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Sciences de la société
2019
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans la littérature américaine, la marche à travers la ville constitue un nouveau mode d’expérience sensible, fondé sur une reconnaissance des menus matériaux de la vie quotidienne. Les écrivains descendent dans la rue et instaurent une coïncidence entre une écriture incertaine, tâtonnante et un milieu informe, insaisissable et incommensurable. Ils donnent ainsi à éprouver la valeur de l’existence la plus commune. Dans l’œuvre de Paul Auster en particulier, la marche à travers New York donne à voir l’élan traducteur qui entraîne l’écriture à constamment avouer ses imperfections et à se relever. Déclinée sous diverses formes à la surface d’une ville babélienne, elle montre combien le travail traducteur ouvre le regard à l’imagination et instaure un mouvement vers les autres. En devenant danse, la marche manifeste ainsi l’investissement de l’écriture dans la diversité du sensible, dans sa dimension la plus ordinaire. |
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