Marcher dans la prose des villes
Si la marche se pratique partout, et depuis toujours, on peut s’interroger sur l’émotion de cette motion, sur l’espace d’expérience qu’elle met en œuvre, à travers la littérature. Action du corps qui ouvre à la vue, mais aussi au toucher, la marche dans la ville, d’abord solitaire, suscite des aller...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/sds, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Sciences de la société
2019
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Si la marche se pratique partout, et depuis toujours, on peut s’interroger sur l’émotion de cette motion, sur l’espace d’expérience qu’elle met en œuvre, à travers la littérature. Action du corps qui ouvre à la vue, mais aussi au toucher, la marche dans la ville, d’abord solitaire, suscite des allers-retours incessants entre la pensée intérieure et le monde alentour, sillonné de passants. Chez Baudelaire, comme chez Pessoa ou Agee, une chorégraphie aléatoire s’instaure entre le marcheur et la foule, au sein du labyrinthe urbain. Le passant devient l’interprète de la prose singulière des villes. L’écriture elle-même se met à l’écoute : le texte littéraire imite les phrases auxquelles la ville donne consistance et que le pas apprend à reconnaître. |
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