Les atteintes à la liberté académique par l’administration centrale et rapprochée
Les universités françaises étant des établissements publics, elles sont placées sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette tutelle explique qu’un cadre juridique national s’applique de la même façon à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/sds, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Sciences de la société
2025
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Les universités françaises étant des établissements publics, elles sont placées sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette tutelle explique qu’un cadre juridique national s’applique de la même façon à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. En arrêtant ces règles nationales, l’administration centrale n’est pas toujours encline à faire prévaloir la liberté académique. C’est ce qu’illustrent l’adoption du « plan climat » par le ministère et le déploiement de « l’approche par compétences », initiée par lui et encouragée par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Ainsi, même si la centralisation de l’enseignement supérieur est positive, notamment en ce qu’elle assure une égalité de traitement entre établissements, elle peut aussi présenter des inconvénients. Ces derniers pourraient être relativisés par l’autonomie institutionnelle dont jouissent les universités : en usant de la marge de manœuvre qu’elle lui accorde, « l’administration rapprochée », composée majoritairement d’universitaires, devrait constituer un rempart efficace contre les atteintes à la liberté académique. Deux exemples permettent pourtant d’en douter : la mise en place d’un régime d’autorisation préalable à la publication des résultats de travaux par certains laboratoires et la décision, au sein d’une université, d’interdire la possibilité pour les professeurs émérites de présider les jurys de thèse. |
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