Les combats de coqs à Timor-Leste : un jeu d’argent institutionnalisable ?

Timor-Leste est un État d’Asie du Sud-Est indépendant depuis 2002 qui connait une forte internationalisation de son économie, caractérisée par l’importance des hydrocarbures et une intégration à la communauté internationale. Les combats de coqs – manu futu – y sont une pratique ancrée à la fois dans...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/sdj,
Glavni autor: Redon, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Sciences du jeu 2015
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Timor-Leste est un État d’Asie du Sud-Est indépendant depuis 2002 qui connait une forte internationalisation de son économie, caractérisée par l’importance des hydrocarbures et une intégration à la communauté internationale. Les combats de coqs – manu futu – y sont une pratique ancrée à la fois dans la culture et la sociabilité de ce pays à la population jeune, très largement rurale et agricole. Corrélée à la construction de l’État, des régulations sur les jeux d’argent sont mises en place depuis 2008 pour en tirer des subsides tout en contrôlant ce secteur d’activité de plus en plus globalisé. Le gouvernement timorais tente ainsi de contrôler les combats de coqs mais cette pratique perçue comme composante forte de l’identité timoraise peut-elle être institutionnalisée ? L’article présente d’abord le manu futu comme un jeu d’affrontements, enjeux de paris, fortement ancrés et codifiés. Dans un second temps, il s’agit de considérer sa dimension de secteur d’activité économique dans un État à la fois en édification et en émergence. Loin de la simple rupture entre un jeu traditionnel et un pays « moderne », les rapides et récentes mutations à l’œuvre dans le pays donnent aussi naissance à des recompositions et des intrications manifestes dans le secteur des jeux d’argent.