La métaphore ludique chez les joueurs de poker : le jeu de la négociation marchande

Les prédécesseurs de Jacques Henriot ont défini le jeu comme une activité gratuite et séparée de la vie courante. Comment dès lors penser l’influence de la pratique d’un jeu d’argent dans la vie quotidienne des joueurs ? En s’appuyant sur les récits de deux joueurs de poker, cet article analyse l’us...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/sdj,
Autor principal: Brody, Aymeric
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Sciences du jeu 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Les prédécesseurs de Jacques Henriot ont défini le jeu comme une activité gratuite et séparée de la vie courante. Comment dès lors penser l’influence de la pratique d’un jeu d’argent dans la vie quotidienne des joueurs ? En s’appuyant sur les récits de deux joueurs de poker, cet article analyse l’usage d’une métaphore qui conduit le jeu d’argent en dehors du jeu dans le domaine de la négociation marchande. Le poker sert alors de modèle pour parler d’une expérience qui n’est pas à proprement parler du jeu mais qui partage avec lui une logique d’enchères monétaires : l’achat et la vente d’un canapé. Les deux joueurs filent ainsi la métaphore ludique et évoquent même des transferts de compétences entre le jeu et la négociation. Dans Sous couleur de jouer, Henriot étudie la façon dont le mot « jeu » s’étend par transposition au-delà de ses frontières traditionnelles et en déduit que l’idée de jeu elle-même peut être défini comme une métaphore. Une telle définition permet de comprendre comment le poker a investi la vie courante de ces joueurs sous la forme d’un acte de langage.