Les animaux techniciens
Un petit nombre d’espèces animales, oiseaux et insectes essentiellement, sont reconnus par les Anciens capables de fabriquer des objets. La facture de ces objets est jugée admirable, et la tendance à une conception anthropomorphique du travail animal est encore favorisée par le fait que les Anciens...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rursus, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Rursus
2006
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Un petit nombre d’espèces animales, oiseaux et insectes essentiellement, sont reconnus par les Anciens capables de fabriquer des objets. La facture de ces objets est jugée admirable, et la tendance à une conception anthropomorphique du travail animal est encore favorisée par le fait que les Anciens ne s’intéressent guère au fait que l’animal, privé de main, procède d’une façon absolument différente de l’artisan humain. A leurs yeux, la possession d’une main apte au travail va de pair avec la possession de l’intelligence et de la raison (mais il peut y avoir de la raison sans main). Pour ceux qui accordent aux animaux la possession de la raison (Plutarque, et avant lui l’adversaire de Philon), leurs performances techniques sont du même type que les performances humaines. Pour ceux qui au contraire la lui refusent (Aristote, Philon, Elien), la tekhnê de l’animal, sous le même nom, désigne en réalité une faculté différente de la tekhnê humaine. |
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