Défense et illustration d’Amour en poésie dans les Tristes d’Ovide et dans les Schediasmata Poetica du poète néo-latin Paul Schede Melissus
Cet article est consacré aux pièces composées par le poète antique Ovide et le poète humaniste Paul Schede Melissus pour défendre la poésie érotique, dans un contexte de durcissement de la censure morale exercée à l’encontre la littérature. Nous avons choisi d’étudier successivement les deux stratég...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/rursus, |
|---|---|
| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Rursus
2009
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article est consacré aux pièces composées par le poète antique Ovide et le poète humaniste Paul Schede Melissus pour défendre la poésie érotique, dans un contexte de durcissement de la censure morale exercée à l’encontre la littérature. Nous avons choisi d’étudier successivement les deux stratégies qu’ils ont déployées, en tentant de mettre en évidence, pour le poète humaniste, les points sur lesquels il rejoint son prédécesseur antique, et ceux sur lesquels il apporte sa propre contribution. Dans les Tristes, Ovide a fondé son plaidoyer sur la revendication de la liberté qui devrait être laissée à l’auteur de fiction : c’est le seul endroit où Eros, de plus en plus encadré et réprimé dans la réalité par les lois Juliennes, peut conserver sa liberté de mouvement et sa puissance poétique. Pour Ovide, enfin, c’est l’aiguillon du désir qui éveille les facultés littéraires des auteurs et le plaisir des lecteurs. Dans les Schediasmata Poetica, le protestant Melissus s’est attaché à défendre les auteurs de vers érotiques qui l’ont précédé, dans l’Antiquité et à la Renaissance, en tentant de concilier leurs vers avec la doctrine chrétienne, interprétée par le néo-platonisme florentin. Le poète humaniste accorde un rôle prépondérant à l’élan amoureux dont il souligne la fécondité : c’est Eros qui assure une descendance aux couples dans le mariage et qui nourrit l’inspiration des poètes quand ils acceptent de sublimer leurs désirs érotiques dans la contemplation et la création artistiques. |
|---|