Retour sur l’épisode d’Ariane dans le Carmen 64 de Catulle : une ekphrasis vocale ? 

La poésie antique a fourni, depuis le bouclier d’Achille décrit par Homère (Iliade, 18, v. 478-617)  plusieurs exemples célèbres d’ekphrasis. Nous nous intéresserons ici à la description de la couche nuptiale de Thétis et Pélée que propose Catulle dans le Carmen 64, et plus particulièrement à l’épis...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/rursus,
Главный автор: Ndiaye, Emilia
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Rursus 2008
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:La poésie antique a fourni, depuis le bouclier d’Achille décrit par Homère (Iliade, 18, v. 478-617)  plusieurs exemples célèbres d’ekphrasis. Nous nous intéresserons ici à la description de la couche nuptiale de Thétis et Pélée que propose Catulle dans le Carmen 64, et plus particulièrement à l’épisode d’Ariane (50-266). Le texte établit explicitement une comparaison avec des représentations iconographiques mais nous explorerons un autre aspect, celui de la voix du texte. En rappelant que la production d’un texte antique consiste d’abord en sa lecture orale, donc en une production et une (re)présentation vocales, nous tenterons d’appréhender comment Catulle, poeta nouus, renouvelle les codes de l’ekphrasis. Au lieu que le « texte » soit seulement un medium vers l’image, il redevient voix, celle du poète et celle de l’Ariane figurée sur la couche. Ainsi dans cette ekphrasis, le texte ne se limite pas à un empiètement sur le pictural mais établit une seconde zone de contact entre l’image produite par la voix et la voix produite par l’image.  Par cette transgression du visuel, Catulle retourne à la profération de la parole la plus intime, dont on peut penser qu’elle est le seul sujet qui l’intéresse vraiment.