Un préalable au dialogue interreligieux : la mission sans la soumission

À Vatican II, dans les débats sur les missions ad gentes, on s’aperçut bientôt que la pratique missionnaire avait été souvent une pragmatique sans problématique. S’autorisant d’un mot à l’amplitude théologique remarquable, le décret sur L’activité missionnaire de l’Église reçut une assise doctrinale...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rsr,
Auteur principal: Vallin, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue des sciences religieuses 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À Vatican II, dans les débats sur les missions ad gentes, on s’aperçut bientôt que la pratique missionnaire avait été souvent une pragmatique sans problématique. S’autorisant d’un mot à l’amplitude théologique remarquable, le décret sur L’activité missionnaire de l’Église reçut une assise doctrinale où la part belle était faite aux missions des personnes divines : paradoxe typiquement chrétien du jeu trinitaire selon lequel l’incarnation du Fils, loin de reléguer la présence du Père, lui assure une sorte de surprésence. On s’étonne alors que le Concile n’ait pas relu l’histoire des missions, associée aux aventures coloniales et parfois confondue avec elles, pour établir que l’Évangile ajoute au paradoxe de la révélation du Père par le Verbe incarné celui de la pleine révélation de sa puissance et de sa sagesse par la kénose du Fils.