Percepteur des postes ou Operational Platform Manager : quelles significations sont « cachées » derrière les usages linguistiques des professionnels de Bpost ?
Choisir d’étudier les pratiques langagières en milieu professionnel belge n’est pas anodin. En effet, la Belgique est un pays où règne l’hétérogénéité : trois idiomes y sont reconnus comme officiels (allemand, français et néerlandais) et de nombreuses lois linguistiques régissent l’emploi des langue...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/rsp, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Revue de sémantique et pragmatique
2018
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Choisir d’étudier les pratiques langagières en milieu professionnel belge n’est pas anodin. En effet, la Belgique est un pays où règne l’hétérogénéité : trois idiomes y sont reconnus comme officiels (allemand, français et néerlandais) et de nombreuses lois linguistiques régissent l’emploi des langues en fonction de la région. Notre intérêt porte sur la gestion linguistique au sein d’une implantation postale francophone. Outre le français (idiome officiel), nous observons également l’emploi de l’anglais. Cette langue « tierce » apparaît suite à l’anglicisation de l’entreprise, en cours depuis 2010. Dans un tel contexte politico-économico-linguistique, nous tentons de comprendre, d’une part, comment ce dernier processus reconfigure les échanges langagiers des professionnels, et d’autre part, quelle(s) intention(s) se « cache(nt) » derrière l’usage des unités lexicales anglaises. Nous constatons l’existence de termes français et anglais pour les noms de l’entreprise, des secteurs et de fonctions, ainsi qu’une nomination exclusivement en anglais pour les nouveaux produits et services. Ces items germaniques sont présents dans les interactions professionnelles collectées mais moins fréquemment que leurs pendants français. Ce faible usage est en décalage avec le discours des responsables, promoteurs de l’anglicisation. Nous en déduisons que le choix de l’anglais et son emploi par certains travailleurs illustrent des bénéfices pragmatiques (moindres coûts de traduction et ouverture vers le marché international), et plus particulièrement, symboliques (cohésion entrepreneuriale, non-conflit communautaire). |
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