De l’ambassadrice à la youtubeuse : ce que disent les dictionnaires de référence sur le féminin des noms d’agents

Dans cet article, nous analysons de façon systématique la manière dont Le Petit Robert et Le Petit Larousse intègrent et présentent le féminin des noms de professions, titres, grades et fonctions. En nous basant sur quelque 1700 noms de professions, on constate une description lexicographique différ...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/rsp,
1. Verfasser: Dister, Anne
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue de sémantique et pragmatique 2018
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Dans cet article, nous analysons de façon systématique la manière dont Le Petit Robert et Le Petit Larousse intègrent et présentent le féminin des noms de professions, titres, grades et fonctions. En nous basant sur quelque 1700 noms de professions, on constate une description lexicographique différente entre ces deux ouvrages pour près de 30 % des formes.Notre attention se porte également sur des termes qui illustrent l’argumentaire des opposants à la féminisation : l’ambigüité née de l’homonymie entre un objet et un nom au féminin (cafetière) ou encore le féminin conjugal (l’ambassadrice serait la femme de l’ambassadeur et non la diplomate). En ce qui concerne la péjoration prétendument associée à certains noms féminins, on constate que les dictionnaires l’associent également au nom masculin.Néanmoins, on remarque que les dictionnaires mentionnent toujours de nombreux noms exclusivement au masculin, comme savant ou grand couturier.