Rapports dialogiques entre narrateur et personnage dans un récit en Je : Qui j’ose aimer d’Hervé Bazin

L’article étudie les rapports dialogiques entre narrateur et personnage dans le récit homodiégétique, où ils fonctionnent en syncrétisme. Pour distinguer les deux instances et mettre à jour l’interaction entre leurs points de vue, l’auteur met à profit les concepts et les méthodes de la pragmatique...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/rsp,
1. Verfasser: Florea, Ligia Stela
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue de sémantique et pragmatique 2018
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:L’article étudie les rapports dialogiques entre narrateur et personnage dans le récit homodiégétique, où ils fonctionnent en syncrétisme. Pour distinguer les deux instances et mettre à jour l’interaction entre leurs points de vue, l’auteur met à profit les concepts et les méthodes de la pragmatique énonciative : il s’agit plus exactement de la théorie de « l’effet point de vue » et des approches centrées sur le mode de sémiotisation de l’identité et de l’émotion.Le roman Qui j’ose aimer d’Hervé Bazin offre le support idéal pour une telle étude et les opérations effectuées en vue d’une plus profonde exploration du texte permettent de mieux cerner les mécanismes linguistiques qui sous-tendent ses propriétés structurales et stylistiques.L’hypothèse de départ est que, dans un récit homodiégétique, il y a un Je qui rapporte ce qui se passe, en articulant énoncés de faire et énoncés d’état, et un Je qui voit, perçoit, ressent les choses rapportées ou décrites en expérimentateur. Pour définir la nature de cette dualité, l’auteur la place successivement sous le signe de plusieurs relations : objectivité et subjectivité, locuteur et énonciateur, telling et showing. Les trois analyses de texte montrent non seulement qu’il est possible de dissocier les deux instances mais aussi que les mécanismes linguistiques et textuels qui sous-tendent leurs rapports sont en gros analogues à ceux que l’on peut observer dans les récits à la 3e personne : coénonciation ou domination d’une instance par l’autre.