Les objets implicites indéfinis : des entités de nature lexicale, syntaxique ou pragmatique ?

Les objets implicites indéfinis : des entités de nature lexicale, syntaxique ou pragmatique ? Les objets implicites indéfinis (ou OIIs) sont des constituants sémantiques qui sont présents dans l’interprétation de la phrase et correspondent sur un plan sémantique à des arguments objets de valeur indé...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/rsp,
1. Verfasser: Bourmayan, Anouch
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue de sémantique et pragmatique 2020
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Les objets implicites indéfinis : des entités de nature lexicale, syntaxique ou pragmatique ? Les objets implicites indéfinis (ou OIIs) sont des constituants sémantiques qui sont présents dans l’interprétation de la phrase et correspondent sur un plan sémantique à des arguments objets de valeur indéfinie, mais qui n’apparaissent pas dans la forme de surface de l’énoncé. La question de leur véritable nature linguistique a suscité maints débats dans la littérature. Dans cet article, j’examine tour à tour l’approche syntaxique, selon laquelle les OIIs sont de véritables compléments d’objet direct, réalisés syntaxiquement mais non phonologiquement, puis l’approche lexicale selon laquelle les OIIs sont fournis par l’entrée lexicale du verbe, et enfin l’approche pragmatique, selon laquelle les OIIs sont inférés pragmatiquement à partir de notre compréhension du concept exprimé par le verbe. Je montre que l’approche syntaxique et l’approche lexicale achoppent toutes deux sur des difficultés précises, et que seule l’approche pragmatique se révèle capable de rendre compte de l’ensemble des caractéristiques linguistiques des OIIs. En outre, l’analyse pragmatique que je propose se fonde de manière cruciale sur une conception renouvelée de la notion de valence, selon laquelle les compléments d’objet direct ne sont pas requis lexicalement, de sorte que les verbes acceptant à la fois les compléments d’objet direct et les OIIs ne sont pas polysémiques entre une valeur transitive et une valeur transitive mais présentent une unique valeur lexicale.