Penser de tout son corps
La poésie pense par tous les sens« Non ! j’ai froid d’y penser », s’exclame Marceline Desbordes-Valmore dans un poème de son recueil Les Pleurs, « Toi, me hais-tu ? ». On entend ce cri. Il résonne, il se poursuit. La poète vient, à ce moment de son texte, d’émettre l’hypothèse que l’amant a aimé av...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/rsh, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue des Sciences Humaines
2025
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La poésie pense par tous les sens« Non ! j’ai froid d’y penser », s’exclame Marceline Desbordes-Valmore dans un poème de son recueil Les Pleurs, « Toi, me hais-tu ? ». On entend ce cri. Il résonne, il se poursuit. La poète vient, à ce moment de son texte, d’émettre l’hypothèse que l’amant a aimé avant elle une autre « sœur », et elle ne peut pas le supporter, elle n’arrive pas à en vivre la simple idée. Ce qui frappe ici, c’est ce froid qui émane de la pensée de façon à pétrifier la femme to... |
|---|