Une confiance inévitable ?
La scolarisation massive des jeunes générations, observable depuis la seconde moitié du XXe siècle à l’échelle mondiale, peut-elle être lue comme l’expression d’une confiance vis-à-vis des systèmes éducatifs ? Pour répondre à cette question, l’article mobilise la sociologie de Niklas Luhmann, et no...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| প্রধান লেখক: | , |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2026
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | La scolarisation massive des jeunes générations, observable depuis la seconde moitié du XXe siècle à l’échelle mondiale, peut-elle être lue comme l’expression d’une confiance vis-à-vis des systèmes éducatifs ? Pour répondre à cette question, l’article mobilise la sociologie de Niklas Luhmann, et notamment la distinction qu’il opère entre deux formes de confiance : le confiance-comme-trust (Vertrauen) et la confiance-comme-confidence (Zuversicht). S’appuyant sur une perspective socio-historique – convoquant Ariès, Lasch, Prost, Petitat, Tyrell et Vanderstraeten –, les auteurs montrent que la relation entre système familial et système scolaire s’est progressivement déplacée d’une méfiance prémoderne vers un moment de confiance-comme-trust puis vers une forme de confiance diffuse, quasi inévitable : moins choisie que subie, moins décidée qu’imposée par la différenciation fonctionnelle de la société moderne. En conclusion, les auteurs interrogent les effets des politiques néolibérales de libre choix scolaire, qui en activant les mécanismes du confiance-comme-trust risquent d’éroder la confidence, pouvant conduire à une forme d’aliénation – celle d’acteurs captifs d’un système dont ils ne sont pas satisfaits mais auquel ils ne peuvent concevoir d’échapper. |
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